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Levée de fonds ou autofinancement : les conseils de Payfit et Fleet

L'auteur

Mathilde Ginisty

VP Marketing

La question du financement est une étape clé dans la vie d’une entreprise, surtout à l’heure où le contexte économique est plus instable. Payfit, la licorne championne des levées de fonds et Fleet, startup autofinancée en forte croissance, partagent leur expérience sur chaque modèle et les éléments à prendre en compte pour faire le bon choix.

Levée de fonds : les facteurs clés de succès

Une levée de fonds consiste à faire appel à des investisseurs extérieurs à l’entreprise, pour soutenir son développement et sa croissance. Ces investisseurs prennent ainsi part au capital de la société.

Avant de se lancer dans cette stratégie de financement, il est indispensable de savoir si ce modèle est pertinent avec votre projet et votre vision et de s’intéresser en parallèle à l’ensemble des solutions qui s’offrent à vous.

Lever des fonds, c’est ouvrir de fortes perspectives de croissance pour votre entreprise, mais c’est aussi s’engager sur le long terme auprès de partenaires financiers. Une décision clé qui nécessite de se poser les bonnes questions. Antoine Massas, Chief of Staff to the CSO chez Payfit, et Pierre-Antoine Canova, Finance Ops Director chez Payfit, partagent leurs bonnes pratiques pour une levée de fonds stratégique.

Une vision sur le long-terme

Une levée de fonds est une solution adaptée aux entreprises ayant des perspectives de croissance sur le long terme et des projets d’investissement destinés à financer cette croissance : R&D, besoin en fonds de roulement, évolution du produit, expansion internationale…

Selon Pierre-Antoine Canova, « Le propre de la levée de fonds, c’est de savoir où je veux emmener ma boîte, comment faire évoluer mon produit, se concentrer sur la satisfaction du client et non se focaliser sur l’exit. ».

Le bon moment

Il est également indispensable de s’intéresser aux spécificités du marché avant de choisir ce modèle de financement : concurrence, profondeur, demande, etc.

Pour Antoine Massas, c’est aussi avant tout une question de “bon timing” : « Il y a des périodes plus propices que d’autres pour débuter un processus de levée de fonds. Il est indispensable d’être constamment à l’écoute du marché avant de se lancer tête baissée dans le process. ». Un contexte économique de crise amènera les investisseurs à se montrer plus sélectifs et plus exigeants.

Veillez aussi à anticiper la durée de la levée de fonds pour être sûr que vous bénéficiez d’une trésorerie suffisante.

Sur un marché en forte concurrence, la levée de fonds peut en revanche être une excellente solution pour avoir un vrai impact. Un facteur à prendre avec des pincettes selon Sevan Marian, CEO et co-fondateur de Fleet, qui a choisi l’auto-financement : « La concurrence peut déclencher cette envie de vouloir aller plus vite. Dans ce cas là, la levée de fond peut être indispensable si un changement stratégique a lieu. Mais ce n’est pas toujours la meilleure solution. »

Une relation de confiance avec ses investisseurs

Payfit a fait le choix d’une totale transparence envers ses différents investisseurs.

Comme l’explique Pierre-Antoine Canova, « Nous partageons tous les dashboards de l’entreprise avec nos investisseurs. Nous avons fait le choix d’une totale transparence avec des investisseurs qui partagent les mêmes valeurs que nous. ».

La confiance, pilier de la levée de fonds : « Cette base de confiance nous permet d’avoir davantage de liberté dans nos décisions, alors que ce modèle de financement peut impliquer dans certains cas un certain manque d’indépendance. » ajoute Pierre-Antoine.

Business Angel ou Venture Capital ?

Si vous faites le choix d’une levée de fonds, plusieurs options s’offrent à vous. Parmi elles : le business angel, personne physique généralement passionnée d'entrepreneuriat et qui décide d’investir une partie de son patrimoine financier au sein de votre entreprise, ou le Venture Capital (VC), société gestionnaire de fonds de capital-risque.

Selon Pierre-Antoine Canova, « le VC apportera une vision très stratégique avec une plus grande prise de recul, ayant investi dans de nombreuses startup dans beaucoup de domaines différents. Là où le business angel se concentrera davantage sur un seul secteur d’activité. Le VC permettra de pivoter plus rapidement là où le business model fonctionne moins bien. »

Pour Sevan, « Les Business Angels auront quant à eux plus d’empathie car ils ont vécu cette levée de fonds et cette expérience entrepreneuriale. »

In fine les deux s’accordent pour dire que « l’idéal est d’avoir un mix de VC et business angels, avec plusieurs business angels »

En synthèse, avantages et limites de la levée de fonds

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Autofinancement : la stratégie de l’indépendance

L’auto-financement, ou "bootstrapping", consiste à utiliser ses propres ressources pour développer la croissance de son entreprise, sans aide financière extérieure. Sevan Marian, COO et co-fondateur de Fleet partage son expérience bootstrap.

Le choix de la liberté financière

De nombreuses entreprises ont fait le choix de se développer sans financement externe. Les fondateurs sont ainsi libres de choisir leur propre stratégie sans pression externe des investisseurs et de garder le contrôle total sur le capital. L’auto-financement offre davantage de flexibilité dans le choix des investissements de l’entreprise.

Une stratégie qui offre une certaine indépendance financière mais qui implique de connaître parfaitement son marché et sa concurrence et de structurer solidement son activité.

Pour Sevan Marian, « Ne pas lever des fonds oblige à être frugal, focus, discipliné et resourceful. Chez Fleet nous opérons avec une équipe restreinte de seulement 30 personnes, mais talentueuse, déterminée et surtout hyper focus. On a travaillé sur des bases qui sont aujourd’hui solides. Notre business est sain et résilient. »

Résilience : le maître-mot du bootstrapping

“Bootstrapper”, c’est maîtriser parfaitement sa trésorerie et garder un œil sur toutes les dépenses. Un challenge supplémentaire qui s’ajoute à celui du recrutement et des prises de décisions stratégiques qui dépendent de la santé de l’entreprise au moment T.

« Si notre business model n’est pas sain et que l’on est pas capable de rester rentable dans un contexte plus difficile, c’est très compliqué pour la suite ! » témoigne Sevan. Un modèle qui permet aussi de tester rapidement la validité du business model.

Des challenges différents

L'autofinancement apporte de nouveaux challenges en termes de recrutement, de prises de décisions et d’orientation stratégique. Ne pas lever de fonds c’est aussi plus de difficulté à se faire un nom dans l’écosystème et à attirer les talents.

Chaque somme investie doit avoir un maximum d’impact. « Être autofinancé oblige à travailler ses fondamentaux et à faire des paris comme on fait chez Fleet. » explique Sevan Marian. « D’un autre côté cela nous permet de prendre des décisions moins hâtives, plus mûres et plus réfléchies ».

Mais autofinancement et hypercroissance ne sont pas nécessairement opposés : « Aujourd’hui Fleet est en hypercroissance avec 1 million de MRR et une croissance multipliée x6 en un an. Il y a certes des difficultés et des efforts à faire, mais ce choix apporte tout autant d’avantages qu’une levée de fonds. » témoigne Sevan.

En synthèse, avantages et limites de l’autofinancement

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À propos de Payfit :

Payfit, éditeur de logiciels SaaS pour la gestion de la paye et des ressources humaines dans les PME, levait début 2022 plus de 250 millions d’euros.

À propos de Fleet :

Fleet simplifie la gestion des ordinateurs pour les startups et les PME, connaît une hypercroissance avec 1 million de MRR et une croissance multipliée par 6 en un an.

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