Fleet | Blog - Cash is king and Reputation is queen : réussir son expansion en France I L'interview d'Ironhack

Cash is king and Reputation is queen : réussir son expansion en France I L'interview d'Ironhack

L'auteur

Alexandre

Co-founder @fleet

Publié le 14 Octobre 2019

Comment on s’implante dans un nouveau pays où un acteur local est déjà leader ? Est-ce le succès est scalable ? C’est ce que nous allons essayer de savoir aujourd’hui avec Ironhack.

🏫Ironhack c’est une “tech school” dont la promesse est de vous former au code en quelques semaines. Depuis, la proposition de valeur s’est diversifiée et les formations sont adaptées à un marché du travail en constante évolution. Après des formations de code, Ironhack a commencé à proposer des formations en UX/UI design, data analytics etc..

Et si vous n’avez pas le temps de consacrer plusieurs semaines à votre formation ? Vous pouvez postuler à des cours du soir pour ne pas manquer à vos responsabilités le matin. Après 3 ans, nous avons fait le bilan avec Ironhack pour connaître la recette d’une expansion réussie et d’une formule innovante. Eva Peris VP Sales & Marketing et Karim Fadlallah General Manager Paris ont répondu à nos questions.

En 3 ans, votre bilan est impressionnant. Est-ce qu’on peut revenir sur vos chiffres clés ?

Nous avons lancé l’activité à Paris à l’été 2017, où nous avions alors fait nos premiers bootcamps de développement web. Depuis nous avons plus de 300 participant.e.s par an dans nos bootcamps de Développement Web, UX/UI Design et Data Analyse, à temps plein ou à temps partiel. Nous continuons à construire des contacts avec des entreprises pour le recrutement de nos apprenant.e.s et pour nous tenir au courant des technologies/outils demandés sur le marché. Cela nous permet de maintenir un taux de placement à 80% 3 mois après la fin des formations.

Nous sommes aussi heureux de voir que notre engagement pour une tech plus diverse et plus inclusive porte lentement mais sûrement ses fruits, en effet cette année nous avons 49% de participantes dans nos bootcamps, contre 27% au début. Depuis le premier jour nous faisons ce que nous pouvons pour encourager plus de femmes à se lancer sur des métiers techniques, et apprendre des compétences tech pour avoir plus d’opportunités.

Interview-Ironhack-fleet

Ironhack n’est pas qu’une école qui apprend à ses étudiants à coder, faire de l’UX/UI design ou encore de la data analyse mais une école qui permet une véritable reconversion professionnelle

Comment on s’implante dans un pays pour challenger un concurrent local déjà bien implanté ?

L’essentiel est d’avoir une proposition de valeur bien rodée; Ironhack n’est pas qu’une école qui apprend à ses étudiants à coder, faire de l’UX/UI design ou encore de la data analyse mais une école qui permet une véritable reconversion professionnelle.

Avec un accompagnement qui ne s'arrête pas après la fin du cours, Ironhack se positionne comme une école ‘ROIste’ qui vient à contre courant des institutions éducatives traditionnelles.

Il faut savoir à qui l’on parle, et s’assurer que la proposition est adaptée. On ne peut pas plaire et attirer tous les publics, il faut donc choisir les personnes à qui l’on proposera la valeur la plus forte, et les sensibiliser à ce que fait l’entreprise. En ce sens, on devient experts sur un secteur et on peut s’implanter dans un paysage déjà concurrentiel.

Quels ont été vos leviers de croissance à Ironhack ?

  • Des partenariats marketing clés pour accroître la notoriété de la marque (ex: Vinted, Mademoizelle, Meetup etc.)
  • Des évènements de type ‘ateliers’ qui permettent l’espace de quelques heures à nos invités de découvrir l’étendu des connaissances qu’ils pourraient acquérir avec une formation comme Ironhack
  • Un réseau de partenaire employeurs (A/B tasty, Spendesk…) et financeurs (Pôle Emploi, Paris Code etc.)
  • Des partenaires institutionnels : Pôle Emploi, la Ville de Paris etc.
  • Un réseau d’anciens grandissant et actif - nos anciens viennent ensuite recruter, mentor des jeunes apprenant.e.s etc.

Dans quelle mesure peut-on dupliquer une success story dans un nouveau territoire ?

À condition d’être très solide dans l'exécution et consistant dans la communication de la marque, l’importance réside dans la recherche des marchés dans lesquels l’implantation est envisagée.

Surtout dans un modèle éducatif innovant, il est important de s’assurer de la maturité du marché dans lequel nous souhaitons nous implanter, c’est à dire, bien comprendre l’offre et la demande, ainsi que l’audience ciblée pour chaque produit. Il faut bien comprendre les spécificités des marchés locaux et quelles sont les craintes, problématiques, attentes et espoirs des potentiels participant.e.s.

Votre meilleure success story ?

Notre partenariat avec Vinted, application de revente de produit de seconde main, ou l’on proposait aux femmes de la communauté une bourse pour venir étudier chez nous : __plus de 15,000 personnes ont postulé ! __

Cela nous a aussi permis de sensibiliser plus de femmes à nos actions, et de toucher un public féminin très divers: différentes géographies, tous les âges, tous les niveaux d’éducation etc. Au delà des gagnantes, cela a aussi été un succès dans notre effort pour un tech plus inclusive, que les personnes fassent des bootcamps ou non.

On dit souvent que les personnes qui ne savent pas coder seront les prochains analphabétes. Qu’en pensez-vous à Ironhack ?

C’est quelque chose que l’on affirme depuis longtemps, aujourd’hui c’est de plus en plus vrai. Et la tech aura toujours besoin de developpeur.se.s, c’est une industrie en mouvement et dont la vitesse d’innovation demeure très élevée. Valerie Pécresse - Présidente région IDF - affirmait en 2018 qu’elle voulait une région “trilingue : français-anglais-code”.

Cela illustre bien l’aspect porteur et de plus en plus nécessaire de l’apprentissage de la programmation. Je ne sais pas si cela sera aussi nécessaire que l’apprentissage des langues, mais cependant pour nous apprendre à coder est devenu une compétence basique, valorisable peu importe sa ligne de métier. __En sachant coder on peut accélérer sa carrière ou se reconvertir dans un secteur porteur. __

Et le mouvement no-code ?

C’est une bonne chose en soi, cela équivaut à dire que des développeurs créent des écosystèmes qui permettent de construire des applications web complètes et complexes sans savoir écrire une ligne de code.

Cela permet juste de rendre la tech accessible à un plus grand nombre de personnes, et en soi c’est une bonne chose. Pour les entreprises qui se complexifient ou atteignent une certaine taille, il est impossible d’imaginer vivre uniquement sur des applications construites sans code, notamment pour des questions de sécurité. De même il y aura toujours des personnes qui vont vouloir apprendre et comprendre comment fonctionne la programmation soit par curiosité soit pour participer au mouvement. L’apprentissage de la programmation sera alors pour les professionnels du secteurs, ceux qui souhaitent en faire leur métier, ou alors pour les curieux.

J’aim bien l’analogie du smartphone et de l’appareil photo. Avant on vendait des appareils photos à tous ceux qui souhaitaient prendre la moindre photo. Aujourd’hui tout le monde à un smartphone dans sa poche qui prend des super photos. Est ce que pour autant on ne vend plus aucun appareil photos? Non, mais les appareils photos sont pour ceux qui sont passionnés, vraiment curieux de la photo, ou les professionnels qui en font leur métier. À mon sens cela sera un peu pareil avec le no-code.

Pourquoi avoir choisi fleet pour votre équipe ?

  • La flexibilité de commander à la dernière minute
  • la simplicité du process: demande/signature/envoi
  • les garanties et le SAV en cas de pépin (chargeur cassé etc.)
  • le fait de ne pas avancer la trésorerie pour l’achat de matériel neuf

Qu’est-ce que vous nous préparez de bon pour la suite ?

Plein de projets excitants :

  • Une offre pour les entreprises et la formation de leurs équipes
  • Continuer notre expansion géographique
  • Des programmes de continuous learning, pour apprendre avant et après le bootcamp
  • Potentiellement un 4e cursus

fleet amortissement ordinateurs

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